La haine “anti-flics” monte

L’Etat régalien à genou. Les policiers ont été pris pour cible en marge de la manifestation des policiers de mercredi à Paris. A l’initiative du syndicat de police Alliance, plusieurs centaines de policiers se sont réunis place de la République pour protester contre la “Haine anti-flic”. Une équipe de TV Libertés est allée à leur rencontre.

Une contre manifestation, interdite par la préfecture, avait également lieu au même moment pour protester contre les violences policières. Parmi la centaine de personnes, on pouvait compter des individus casqués, d’autres très jeunes mais aussi le lot habituel de marginaux.

La gendarmerie, déployée pour protéger la manifestation, a fait les frais des débordements et des slogans scandés lors d’un face à face tendu avec les militants d’extrême gauche, militants qui seront finalement évacués avec des gaz lacrymogènes.

Quai de Valmy dans le 10ème arrondissement de la Capitale, la contre manifestation a dégénéré. Une voiture de police a été encerclée par des manifestants d’extrême gauche. S’en est suivis des insultes, bris de glaces, et coups de pied. Un fumigène en feu a été jeté à l’intérieur du véhicule alors que 2 agents – dont une femme se trouvaient à bord. La voiture s’est enflammée sur le champ et les policiers enfumés ont réussi à sortir malgré la violence de certains manifestants. L’agent de police a ensuite été violemment agressé.

Une fois le véhicule brûlé, les manifestants ont placé une pancarte “poulets rôtis” devant la carcasse de l’automobile. Les dégâts humains sont quant à eux limités. Un manifestant ancien secouriste, voyant la situation dégénérer, est venu en aide aux policiers… Une bonne action qui lui a valu d’être lynché par ses petits camarades.

Une enquête pour tentative d’homicide a été ouverte et 3 manifestants placés en garde à vue dans la foulée… Les individus âgés de 18 à 21 ans sont déjà connus pour des faits de violence. Manuel Vals affirme vouloir des sanctions exemplaires, sans pour autant oser  employer le terme d’extrême gauche pour parler des manifestants. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve promet pour sa part de nouvelles arrestations.

Les réactions politiques ne se sont, quant à elles, pas faites attendre. Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ont très rapidement dénoncé l’incapacité du gouvernement à faire face aux violences. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont dénoncé le “2 poids-2 mesures” en comparant le nombre d’arrestations effectuées au sein des manifestations violentes de l’extrême gauche et celles des rassemblements pro-famille.

Source : TV Libertés