Loi travail : des mobilisations toujours plus violentes

La mobilisation contre la loi travail continue dans toute la France ! Moins nombreux mais plus déterminés, les manifestants entendent aller jusqu’au bout dans leur bras de fer avec le gouvernement. Les affrontements avec les militants d’extrême gauche deviennent le lot quotidien des policiers. Et c’est dans ce climat qu’ils ont organisé ce mercredi une manifestation pour protester contre “la haine anti-flic”, place de la République à Paris, lieu symbolique occupé depuis plusieurs mois par le mouvement Nuit Debout. Le rassemblement a provoqué la colère des opposants à la loi travail qui dénoncent les violences notamment des policiers en civil et leurs prétendues provocations pour radicaliser et marginaliser les manifestants. L’événement pro-police était soutenu par plusieurs personnalités politiques comme les députés Les Républicains Bruno Retailleau et Geoffey Didier mais aussi le député de la Ligue du Sud Jacques Bompard et Gilbert Collard pour le RBM. Marion Maréchal-Le Pen a également tenu à apporter son soutien aux forces de l’ordre.

Le député-maire de Yerres, Nicolas Dupont-Aignan, s’était lui aussi mobilisé pour cette cause.

Alors que les policiers manifestaient, une voiture de leur collègue a été brûlée par des extrémistes de gauche, quai de Valmy dans le 10ème arrondissement de la Capitale. Une dégradation supplémentaire qui s’ajoute à la destruction de mobiliers urbains dans des villes comme Rennes ou Nantes et dans plusieurs agglomérations depuis le début de la mobilisation. Mardi à Paris, des militants antifascistes s’étaient attaqués au portail d’entrée du musée de l’armée, crachant et frappant sur un gendarme épaulé par 2 militaires qui n’ont pas riposté.
Violence avec la police, mais pas seulement… Au cœur même des cortèges, les divisions sont de plus en plus criantes notamment entre les syndicats qui défendent une lutte sociale institutionnalisée et des groupes trotskystes et anarchistes qui privilégient l’action coup de poing. Mardi, de violents affrontements ont opposés les services d’ordre de la CGT et FO armés jusqu’aux dents face aux jeunes militants d’extrême gauche. Une division qui, si elle s’ajoute à la grogne des policiers, pourrait amoindrir un peu plus la mobilisation et faire le jeu du gouvernement. En marginalisant l’opposition à la loi travail, François Hollande peut décrédibiliser son aile gauche qui peine à se trouver un leader charismatique. Le président de la République manœuvre et divise les adversaires de sa propre famille politique, empêchant l’émergence d’une alternative à gauche. Malgré des enquêtes d’opinion très défavorables, François Hollande reste donc dans la course pour 2017…

Source : TV Libertés