«Panama Papers»: la Société générale compte 979 sociétés offshore

Avec UBS et HSBC, la banque française fait partie de celles qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, selon Le Monde. Il en reste actuellement une centaine qui sont «actives». La banque se défend.

La banque française Société Générale fait partie des cinq banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, a détaillé ce mardi le quotidien Le Monde, après analyse des données «Panama Papers». «Au total, elle compte à son actif 979 sociétés, derrière la britannique HSBC (2300 sociétés), les suisses UBS (1100 sociétés) et Credit Suisse (1105 sociétés)», selon le top 5 des banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore depuis la création de Mossack Fonseca en 1997 et jusqu'à fin 2015.

Le journal précise que «deux-tiers de ces entités offshore ont été créées par SG Bank and Trust Luxembourg. Le reste des activités a été enregistré dans d'autres filiales de la Société générale, en Suisse et aux Bahamas. «Ces sociétés offshore ont été créées pour le compte des clients fortunés de la banque», assure Le Monde. La filiale luxembourgeoise en a domicilié principalement dans les Seychelles et les îles Vierges britanniques, tandis que la SG Private Banking de Genève s'est tournée vers le Panama.
Certes, depuis 2012, précise Le Monde, les créations de sociétés offshore ont nettement ralenti et certaines ont fermé, si bien qu'il en reste une centaine «actives» actuellement, qui font appel à des prêtes-noms et opèrent des montages financiers ultra-sophistiqués.

La réaction de Société générale

Avant ces révélations, Société Générale avait pris les devants ce lundi soir en affirmant dans un communiqué ne plus détenir depuis 2012, directement ou indirectement, aucune implantation en activité dans les Etats et territoires non-coopératifs.
«Les structures auxquelles il est fait référence dans les médias ne sont pas détenues par Société Générale mais par des clients. Si la loi française ne prévoit aucune restriction concernant les relations avec des clients établis dans ces juridictions, Société Générale est particulièrement vigilante et mène depuis plusieurs années une politique proactive afin de s'assurer que nos activités respectent les standards les plus élevés en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales», a insisté le groupe bancaire.

Source: Figaro